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    Devoir de paix

    vendredi 6 juin 2014

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    Déclaration de Jacques Cheminade

    Paris, le 6 juin 2014 — Ils sont morts sans avoir traversé le bocage et les moissons, sans avoir parcouru les rues de Paris, sans ouvrir les barbelés des camps, sans partager les rires des enfants et de leurs mères. Quels qu’aient été leur pays ou leurs chefs, c’est à eux que nous devons aujourd’hui penser, morts sur le front de Normandie ou sur le front russe.

    Nous leur devons de bâtir la paix. La France, bien qu’affaiblie par ses querelles internes, a son rôle à jouer. En traçant la route contre toute oligarchie, en haussant son regard de l’Atlantique à la mer de Chine. C’est-à-dire en renouant son pacte avec la liberté du monde, forte d’un patriotisme voué au bien commun et aux générations à naître. Ce qui se passera aujourd’hui ne peut pas être un Congrès de Vienne de sous-préfecture, un entracte dérisoire vers une nouvelle guerre qui menacerait le destin de l’humanité, mais l’acte fondateur d’une nouvelle Route de la soie et d’un développement mutuel à l’échelle de toute notre planète.

    On a besoin de nous, plus encore qu’en 1944, pourvu que nous soyons une fois de plus patriotes et citoyens du monde, et non serviteurs d’un système qui tue car il est devenu incapable de donner à vivre.

    Espérons que le haut lieu de la Résistance que fut le château de Bénouville inspirera ses hôtes pour leur faire imaginer d’autres possibles que ceux du malheur décrété par le féodalisme financier de retour parmi nous.