Libérons-nous de l'occupation financière
  • J’agis !
  • Opération Lagrange-Malraux pour sauver les jeunes et la culture, vite

    « La Culture, c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre. »

    André Malraux

    « La passivité croissante de la vie quotidienne, l’augmentation des heures de loisirs, inemployées ou mal employées, sont de nature à provoquer une nette dégénérescence de l’être humain. »
    « Loisirs sportifs, loisirs touristiques, loisirs culturels, tels sont les trois aspects complémentaires d’un même besoin social : la conquête de la dignité, la recherche du bonheur. »

    Léo Lagrange

    « Il faut que vous appreniez à dire "moi", non par les témérités de l’indiscipline ou de l’orgueil, mais par la force de la vie intérieure. Il faut que, par un surcroît d’efforts et par l’exaltation de toutes vos passions nobles, vous amassiez en votre âme des trésors inviolables. Il faut que vous vous arrachiez parfois à tous les soucis extérieurs, à toutes les nécessités extérieures, aux examens de métier, à la société elle-même, pour retrouver en profondeur la pleine solitude et la pleine liberté. »

    Jean Jaurès

    Nb. : Cette ébauche d’un plan d’action rapide pour ressusciter les forces créatives du pays couvre aussi bien les périmètres d’action de l’actuel ministère de la Culture et de la Communication, que de ceux de la Jeunesse et de la Vie associative, et des Sports.


    Si nous sommes aujourd’hui plongés dans cette crise économique et financière et que personne n’arrive à sortir la tête de l’eau pour faire émerger une solution, c’est que cette crise est aussi une perte des repères fondamentaux qui permettent de construire une société. Nous vivons dans une culture du zapping, du flash, du bruit et du clic où il devient difficile d’imaginer l’avenir, ne serait-ce qu’à un an d’échéance.

    Le véritable objet de ce projet est de créer les conditions d’un déclic culturel grâce auquel tout citoyen pourra se porter à la frontière de sa propre identité et des connaissances humaines. A ce titre, l’état d’esprit qui préside au projet culturel et au projet éducatif est le même. L’un et l’autre ne sont que les deux faces d’une seule et même pierre.

    Cette pierre doit être le socle fondamental de la société, sur lequel s’élève une certaine idée de l’Humanité, des individus, de la France, de ce que doit être une nation. Elle vise à édifier une projection dans le long terme, à la fois dans le passé et le futur, à même de forger un caractère qui aille au-delà de son intérêt immédiat et se considère comme un acteur de l’Histoire universelle.

    Alors, pour bâtir une cathédrale qui rayonne à des kilomètres alentour, comme celle de Chartres ou de Laon, toute une société doit s’organiser pour rechercher les principes qui définissent notre univers. Redécouvrir en nous ce que les plus grands hommes ont trouvé en eux-mêmes : marcher dans leurs pas, les rattraper, nous hisser sur leurs épaules et transmettre à la postérité ce que nous voyons depuis ce poste d’observation. Nous le devons aux générations passées, mais aussi aux générations futures, dans un effort toujours plus intense de pédagogie pour éveiller chez autrui ce sentiment de la découverte de la vérité.

    Notre pays doit bâtir les infrastructures de la pensée pour aiguiser l’appétit de la découverte et promouvoir les initiatives locales qui redonnent un sens à la vie. Car si l’on veut que le monde nouveau libéré de la finance folle perdure dans le temps, outre la dignité qui émanera de la participation à de grands travaux de pointe, il nous faudra nourrir la pensée de chaque être humain afin qu’une imagination rigoureuse puisse y prendre son essor en toute liberté. Une société s’engageant dans l’exploration spatiale et le développement du tiers monde doit offrir à ses participants les moyens d’explorer les grandes créations de l’art et de la science afin qu’ils puissent inspirer l’avenir en se juchant sur les épaules des géants du passé. Ce que certains humanistes ont appelé « la recherche du bonheur ».

    Ainsi, le but n’est pas d’imposer, mais d’éveiller, inspirer, catalyser, transformer et inciter la coopération en vue d’un but commun. Il s’agit de donner au peuple la possibilité de comprendre ce que l’Humanité a produit de plus noble dans l’Histoire, tant dans les sciences, les techniques et l’économie qu’en art, philosophie, musique, poésie, etc. afin que chacun y retrouve sa souveraineté individuelle et la joie d’être… humain.

    Voici quelques mesures et pistes d’action pour y parvenir :

     Vers une musique populaire et savante

    «  Le chœur est le modèle réduit de la société idéale  »

    Cela fait trop longtemps qu’en France une cacophonie de solistes répond à cette belle maxime de Michel Serres. De la Star Ac’ à l’Opéra Bastille, le plaisir de l’œuvre collective a laissé place à la performance individuelle. Les musiciens s’adressent à un public d’initiés qui se rabougrit avec l’âge et le peuple qui a décroché depuis longtemps cherche ses sources d’inspiration dans une sous-culture synthétique.

    Les conservatoires, à de rares exceptions près, ont été les complices de cette logique. Contrairement à l’Allemagne où une vraie culture classique populaire a existé, la musique en France a trop longtemps été possédée par une caste de privilégiés. Aujourd’hui encore, le petit Français apprend à jouer d’un instrument comme il apprend à bien se tenir à table. Il ne découvre jamais le processus historique, culturel et cognitif qui a permis de produire l’œuvre ; comment dès lors pourrait-il l’interpréter ?

    Notre approche consiste à redonner le goût au peuple, et aux jeunes en particulier, de redécouvrir ce qui a été composé pour lui. Nous nous inspirerons d’une méthode qui a d’ores et déjà fait ses preuves : celle d’un «  sistema » vénézuélien et de son écho Demos en France, et que Claus Wichmann dépeint magnifiquement dans son film Kinshasa Symphony .

     Opération Amadeus, un instrument pour tous

    Tous les conservatoires, les écoles de musiques et les orchestres nationaux seront mobilisés, en coopération avec l’école et les centres de loisirs, pour ouvrir les jeunes à la musique dès le primaire. Il s’agit de donner à chaque enfant la possibilité de chanter en chorale, de découvrir et d’essayer des instruments. C’est un élément fondamental pour l’enfant dans l’éducation de ses émotions. Si l’apprentissage en lui-même se fera en dehors de l’école (à tarifs dégressifs selon les revenus des parents), certaines expérimentations devraient avoir lieu au sein des collèges et lycées pendant le temps libre de midi.

    Même si notre objectif est de créer une armée d’amateurs plutôt qu’un bataillon de professionnels, l’Etat devrait aider les jeunes qui souhaitent en faire leur métier à acquérir un bon instrument, à condition toutefois qu’en échange ils encadrent gratuitement les ateliers d’apprentissage collectif deux heures par semaine. Cette mesure permettra de pallier un manque de professeurs qualifiés et aidera les musiciens en formation à acquérir le sens pédagogique qui manque si cruellement aux virtuoses contemporains.

    Nous parions que les partenaires ne manqueront pas pour mener ce projet ambitieux, à commencer par les musiciens eux-mêmes !

     Généraliser les mercredis musicaux

    Les mercredis musicaux doivent être généralisés pour que les enfants puissent se rendre à des concerts pédagogiques interprétés par les orchestres symphoniques du pays ; ces concerts pouvant aussi prendre place les samedis et dimanches en journée. Le prix ne devra pas excéder 2 euros par enfant et 5 euros par adulte accompagnant. Les musiciens pourront organiser des discussions et des pédagogiques avant ou après le spectacle afin de préparer les enfants à l’écoute ou de répondre à leurs questions, comme cela se fait déjà dans certaines villes.

    La même chose doit être rendue possible pour les groupes scolaires les jours de semaine ; les enseignants seront formés par les musiciens afin de préparer l’œuvre avec leurs élèves.

     La musique au village

    Nos campagnes sont peuplées d’une riche infrastructure musicale absolument sous-utilisée : les églises ! Tous les villages de France en sont munis et des sommes importantes sont dépensées chaque année pour les maintenir en état, que des offices y soient encore tenus ou pas. Ce sont des salles toutes désignées pour les répétitions et les concerts des chorales scolaires et des orchestres classiques, l’acoustique y étant faite pour. Elles deviendront ainsi un des pôles essentiels d’une vie rurale retrouvée.

     Brigades d’intervention artistiques

    Loin des grands orchestres gourmands en effectifs et en logistique, l’on devrait créer de véritables « brigades d’intervention artistiques » composées de petits ensembles de trois ou quatre musiciens qui pourraient amener la musique savante à une population qui ne la connaît pas. Les amphithéâtres occasionnels que sont les halls de gare ou de métro, les cours d’immeubles sont autant de scènes pour un nouveau public que l’on doit aller chercher là où il se trouve. Encore une fois, les exemples de ce type de mobilisation sont légions, et le succès ou le « buzz » sur internet de certaines « flash mob » en disent long sur l’attente du public à l’égard de cette musique dite « sérieuse ».

     Beaux arts : démasquer les imposteurs en recréant un public de producteurs

    Les arts visuels sont probablement le secteur artistique qui a le plus subi le tempo du XXe siècle. La culture de l’image contemporaine est secouée de chocs instantanés qui balayent le temps de la contemplation et de l’émotion. Les artistes comme le public sont enfermés dans une forme d’arc réflexe qui laisse aux tripes ce que le cerveau ne peut plus digérer. Le défi est donc non seulement de former de vrais professionnels qualifiés, mais parallèlement, de permettre au public d’accéder à une réelle pédagogie de la création pour ne pas se faire berner par les faux prophètes du design.

     Redonner aux artistes un sens du métier

    Il y a longtemps que les écoles régionales des beaux arts n’enseignent plus le b-a-ba de la composition académique ni le nécessaire apprentissage des techniques. Paradoxalement, l’on apprend souvent mieux à dessiner au sein d’un structure locale d’amateurs que dans une école ! De taches en installations, les apprentis artistes désorientés se transforment en marchands de « concept »… Redonner aux étudiants le vocabulaire et la grammaire indispensables à la création, c’est les aider à juger de leur réelle capacité à produire, c’est prendre au sérieux la production artistique et aider les artistes à se ressaisir pour s’identifier à ce qu’ils savent faire et non à ce qu’ils vendent. Cette mesure nécessitera probablement une réforme en profondeur des institutions d’apprentissage (beaux arts, universités, écoles d’art diverses…). A partir de leur troisième année d’études, les étudiants devront être à même de produire et expliquer des œuvres de la Renaissance. Cette étape élémentaire est indispensable si l’on veut constituer les musées de l’imaginaire proposés ci-dessous et populariser des œuvres savantes.

     Créer des musées de l’imaginaire dans toute la France, y compris les DOM-TOM

    Ces musées auront pour mission de mettre à la disposition de tous les grands chefs-d’œuvre de l’histoire universelle, sous forme de reproduction, afin que chacun, jeune ou moins jeune, n’attende pas d’aller au Louvre pour s’interroger sur ce qu’est une chose de beauté. Il s’agit de démultiplier les plus grands musées du monde. Le travail non seulement technique, mais également historique et philosophique nécessaire à ses reproductions, sera le vecteur d’une renaissance artistique dans les écoles d’art. Les élèves ou les amateurs auteurs de ces œuvres se rendront disponibles dans le musée pour transmettre aux visiteurs un sens de leurs découvertes. Ces musées devront aussi prévoir des salles d’exposition pour accueillir les œuvres que mettront à disposition les musées nationaux (en puisant notamment dans les milliers d’œuvres qui dorment dans leurs réserves). Leur présentation ne sera pas seulement la « bonne idée » d’un expert, mais elle sera organisée en prenant en compte l’avis des principaux intéressés, c’est-à-dire du public.

    Ils seront aussi l’endroit de la découverte des produits de l’artisanat et de l’industrie locaux. Les savoir-faire et métiers ancestraux comme contemporains y seront exposés, tandis que des ateliers pratiques permettront aux visiteurs et aux jeunes en particulier de découvrir comment sont ou étaient produites les choses qu’ils consomment. En se plongeant ainsi sans nostalgie dans la société passée, ils auront davantage vocation à devenir eux-mêmes inventeurs dans la société nouvelle.

    L’objectif à atteindre à moyen terme sera d’un musée vivant pour 500 000 habitants et à moins de 45 minutes de transport.

     Le jeu scientifique Pour des Palais de la découverte régionaux

    A Paris, depuis 75 ans, le Palais de la découverte est une révolution dans l’enseignement de la science. Rompant avec les froides formules des manuels scolaires, il s’organise autour de l’expérience scientifique pour remettre ses visiteurs dans les pas des découvreurs et éveiller les capacités créatrices de tous. Il s’agit donc là aussi de le démultiplier en ouvrant, pour commencer, un palais par région dans les cinq ans. Ils seront une infrastructure clé pour les écoles et une composante prioritaire pour l’élaboration des programmes scolaires. Comme à Paris, ils devront être munis d’un planétarium afin que l’univers qui nous entoure nous devienne plus familier !

     La tête dans les étoiles

    Comment créer une société de l’exploration spatiale si chaque enfant n’a pas l’occasion, au moins une fois, d’observer la voûte céleste et même une planète ou des amas d’étoiles ? Aussi chaque département devrait-il posséder au minimum un télescope de 80 centimètres de diamètre : nous pourrons ainsi enrichir les proverbiales soirées shamallow des centres de loisirs de séances de découverte des constellations.

     Vers la fin des écrans poubelle ! Un grand programme d’émissions vidéo : « L’art et la science au peuple ! »

    L’audiovisuel ne se restreint plus à la télévision mais se répand gratuitement par internet. Cependant, au contraire des chaînes privées qui diffusent gratuitement de nombreux reportages souvent superficiels, les sites de France Télévision proposent des documentaires plutôt intéressants mais misent sur l’offre payante !

    France TV doit devenir une plateforme éducative fournissant en masse des contenus vidéo gratuits par internet (avec une France 5 consacrée « chaîne des idées » et centrée sur la découverte et l’éducation). Les équipes de France TV seront dépêchées auprès des institutions publiques comme le CNRS ou le CEA, les Opéras et les grands orchestres, pour assister chercheurs, ingénieurs et artistes dans la réalisation de programmes visant à faire découvrir au peuple ce qu’ils font, comment et pourquoi.

    Ainsi, en peuplant le web de contenus intelligents, l’on aura un levier pour relever le niveau général d’internet.

    De plus, l’exceptionnelle base d’archives que constitue l’INA devra être mise en libre accès et les émissions éditées, libres de droits dix ans après leur production.

     Interdire les jeux vidéo avilissant la personne humaine

    Les jeux vidéo violents doivent être interdits et tous ceux dépourvus de contenu pédagogique surtaxés. L’argent ainsi collecté (sachant que le chiffre d’affaires des jeux vidéo en France avoisine 3 milliards d’euros) pourra être alloué aux achats d’équipements et d’instruments pour l’opération Amadeus.

    Par ailleurs, d’autres pistes de financement existent pour l’ensemble de ces projets. Par exemple, le grand programme « L’art et la science au peuple » pourra être financé par une taxe spéciale sur l’oligopole des fournisseurs d’accès et de téléphonie mobile. Une taxe sur la pornographie (un secteur qui représente 1 à 2 milliards d’euros annuels) devra aussi être instaurée.

     Rétablir le sport comme pédagogie du respect et de l’effort

    Les dérives du sport-business ont rabaissé l’activité physique au dangereux culte de l’athlète, poussant les jeunes à vouloir ressembler à une idole plutôt que de développer leur richesse intérieure. Le culte du corps et de l’argent facile a pris le pas sur l’effort, le travail collectif et la maîtrise de soi. Il faut rétablir le sport comme discipline mentale de la maîtrise du corps et du vouloir vivre en commun.

    Il faudra financer un grand effort national d’équipements sportifs pour s’assurer que la pratique de tous les sports soit possible à tous et partout. Un effort particulier doit être fait pour construire des piscines, afin que chaque enfant scolarisé puisse apprendre à nager et que l’ensemble de la population y ait accès. Par ailleurs, aucun argent public ne devra financer la construction de stades de plus de 15 000 places, et tout projet privé devra régler à la collectivité 80 % des dépenses de voirie nécessaires à la mise en desserte de la nouvelle enceinte.

    Il faut à tout prix stopper la folie financière dans laquelle s’est lancé le sport professionnel, tiré par le football. Les salaires des sportifs doivent être plafonnés à 20 fois le SMIC. Et puisque les sportifs sont des êtres humains et pas des canassons, les paris sportifs seront interdits. Après tout, le sport, ce n’est pas les jeux du cirque !

     Centres de loisirs : redevenir des centres d’éveil

    Parce qu’ils lient l’école à la société, qu’ils nourrissent le temps libre et démocratisent nombre d’activités et de sports dans un parfait esprit de jeu, parce qu’ils éduquent les enfants mais aussi les jeunes adultes qui les encadrent, les centres de loisirs doivent redevenir un pilier du brassage culturel de notre société. Dans ce domaine, nous ne pouvons laisser la spontanéité de l’associatif céder le pas aux marchands de passe-temps.

    Il faut donner aux structures d’accueil les moyens de brasser plus d’intervenants extérieurs, que ce soit du monde du sport ou des arts mais aussi de la société civile. Aller sur place rencontrer scientifiques, pompiers, ingénieurs nucléaires, permettra à des jeunes « désensibilisés » par la société des écrans et la télé « fausse-réalité » de se réapproprier le monde tel qu’il est.

    Des séjours à la ferme par exemple, pourront réconcilier les citadins avec l’écologie humaine : celle de l’agriculteur maintenant la nature.

    L’on expérimentera des camps d’adolescents, mi-ludiques mi-culturels, dans lesquels des jeunes bien encadrés participeront à des chantiers de fouilles archéologiques aujourd’hui arrêtées faute de moyens. Ajoutons que les grands travaux lancés par notre projet de chantiers dans toute l’Europe et l’Eurasie multiplieront les occasions de découvertes. Une plus grande densité d’archéologues professionnels et amateurs sera dès lors nécessaire pour explorer les témoignages du passé apparus au cours des excavations effectuées sur les sites d’équipement pour l’avenir.

    Ce type de projet permettra non seulement de mettre à jour un patrimoine fabuleux, mais plus encore, il aidera la génération du « tout, tout de suite » à se familiariser avec le temps de la naissance et de l’érosion des sociétés et des espèces.

    Plus largement, le monde de l’animation est peuplé de professionnels qualifiés et imaginatifs, d’associations et de nombreux bénévoles. Les succès qui ont vu le jour dans ces centres de loisirs constituent des références.

     Pour une coopération culturelle internationale

    Afin d’élargir la portée de notre message culturel et d’éviter le risque d’enfermement, je lancerai du même élan trois initiatives d’action extérieure :

    • la création d’un Conseil d’action culturelle extérieure auprès du Président de la République, pour que notre effort ne soit pas limité au territoire national mais vive d’une générosité partagée ;
    • la mise en place d’un Forum européen de la culture, pour impliquer les intellectuels européens dans une culture de la découverte et du respect du peuple, à l’opposé de la mainmise et de l’intimidation oligarchiques ;
    • la création d’une Agence mondiale de la traduction, pour faire connaître à l’extérieur nos réalisations et celles des autres à notre pays, à travers un développement plurilingue qui éveille à la conscience et à l’accueil de l’autre.

    Mon engagement est de sortir d’une culture pour chacun – chacun chez soi, devant son ordinateur – en suscitant une culture pour tous, reposant sur une familiarisation constante avec les œuvres et une pratique sociale qui désinhibe. La construction culturelle de soi passe par cette pratique, par une participation sensible aux œuvres, développée et valorisée socialement – avec et pour les autres – dès le plus jeune âge. Cela s’appelle former des citoyens, pour qu’à la fois, revive notre patrie et naisse la République universelle.