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    Rapport Angelides : une arme pour un sursaut politique

    samedi 12 février 2011

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    Une Commission officielle d’enquête sur la crise financière vient de publier le 27 janvier un rapport dévastateur qui confirme en tous points les analyses de Lyndon LaRouche et de moi-même, créant ainsi une occasion pour le changement de système économique, financier et social au cœur de notre combat. Cette Commission, qui n’avait pas été mandatée pour présenter des solutions, ne propose pas formellement d’adopter la séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt (Glass-Steagall), mais tout ce qu’elle dénonce montre la nécessité d’en venir là, ainsi d’ailleurs que son président l’a affirmé plus tard.

    Non, ce n’est pas en France que ça se passe mais aux Etats-Unis !

    Cela seul, s’il le fallait, confirmerait la nécessité de l’une des missions que nous nous sommes ici données, qui est de rendre compte de l’évolution du rapport de forces des deux côtés de l’Atlantique pour saisir au bond ces plats de l’histoire qui ne repassent jamais deux fois.

    On est loin des conclusions grisâtres de notre commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la spéculation financière, qui a rendu son rapport le 22 décembre 2010. Là où son président Phil Angelides et les cinq autres membres démocrates de la Commission américaine, qui sont des experts indépendants, fustigent et dénoncent la corruption et la fraude régnant dans le système actuel, MM. Henri Emmanuelli et Jean-François Mancel considèrent chez nous que « la spéculation ne saurait être diabolisée car elle a toujours eu un rôle économique effectif ». Ici ce sont des élus, au passé financier assez riche, qui enquêtent sur la base de documents ou de témoignages aimablement fournis par les établissements financiers, ceux-là mêmes qui ont organisé le système de dérégulation ayant conduit à la crise. Là-bas, les enquêteurs américains disposaient du double pouvoir d’assigner des témoins à comparaître et de réquisition de documents, dont nos élus se trouvaient fort dépourvus. Tout est là ! C’est ce que nous continuons à préconiser en France, la mise en place d’une véritable Commission Pecora, avec des pouvoirs d’instruction, comme à l’époque de l’administration Roosevelt, et non se bornant à écouter ceux qui le veulent bien.

    Pour le reste, aux Etats-Unis le combat continue. Phil Angelides participe à de nombreux programmes de radio et de télévision et témoignera devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants le 16 février, et plus tard devant la Commission bancaire du Sénat. L’offensive est cependant sabotée par le représentant démocrate Barney Frank et le sénateur, également démocrate, Christopher Dodd, ainsi que par les enragés du Parti républicain, buveurs ultra-libéraux du thé monétariste britannique. La grande presse américaine, dont les liens avec Wall Street ne sont un secret pour personne, tente pour sa part d’étouffer le débat. Ce sont les jeunes candidats larouchistes qui le portent, à travers tout le pays, redonnant ainsi vigueur au courant Roosevelt du Parti démocrate, contre le compromis honteux passé par le président Obama avec les nouveaux élus républicains en vue de faire payer aux victimes les conséquences de la crise, tout en renflouant ses auteurs.

    Comme l’a écrit François Morin dans le titre de son dernier ouvrage, ce qui est en cause ici est bel et bien la création d’« Un monde sans Wall Street » (Economie humaine, Seuil) et sans son cerveau, qui se trouve à la City de Londres.

    Le rapport Angelides : un brûlot contre trente ans d’horreur financière

    Ce qui frappe d’abord en prenant connaissance du rapport, ce sont les moyens mis pour le rédiger. La Commission d’enquête a été créée pour « examiner les causes, intérieures et internationales, de la crise financière actuelle aux Etats-Unis », en partant de 22 points clairement définis lui ayant donné une compétence très large. Elle a été mise en place comme un élément fondamental relevant de la loi sur la Répression de la fraude et la reprise économique (Public Law 111-21), votée par le Congrès et signée par le Président en mai 2009. Elle a réuni 6 représentants choisis par les démocrates et 4 par les républicains, soutenus par une équipe de plus de 80 membres, qui ont examiné des millions de pages de documents, se sont entretenus avec plus de 700 témoins et ont tenu 19 jours d’auditions dans tout le pays. C’est dire l’importance du travail, sans commune mesure avec celui qu’ont été en mesure d’effectuer nos élus.

    Pour paraphraser Shakespeare, nous dit ironiquement la Commission, citant Cassius dans Jules César, « la faute n’est pas inscrite dans les étoiles, mais en nous-mêmes ». Elle souligne en effet, comme LaRouche et moi-même l’avions fait à l’époque, que la crise financière était évitable et prévisible, et que l’effondrement de la bulle du crédit hypothécaire ne fut que l’étincelle qui alluma un tonneau de poudre bien rempli par un empilement de spéculations de toutes sortes. Les pertes ont été fortement amplifiées, constate-t-elle, par les produits dérivés et les titres synthétiques. « La crise a été le résultat à la fois d’action et d’inaction humaine, et non la conséquence de la Nature des choses ou de modèles d’ordinateurs ayant échappé à tout contrôle ».

    L’impact de cette crise se fera « ressentir pendant au moins une génération », et nous-mêmes, malgré notre familiarité avec les opérations financières, « avons été fascinés, surpris et même choqués par ce que nous avons vu, entendu et lu ». Elle souligne avoir reçu « de nombreux rapports sur des pratiques de prêts prédatrices et hors du commun » et accuse « la Réserve fédérale d’avoir totalement échoué à endiguer le flot d’hypothèques toxiques, ce qu’elle aurait pu faire en fixant des critères prudentiels de prêts sur hypothèque. La Réserve fédérale était l’organisme qui avait le pouvoir de le faire et ne l’a pas fait. » Les institutions financières américaines ont laissé circuler les agents économiques « sur une autoroute dans laquelle il y avait ni limites de vitesse ni bandes continues ».

    La Commission montre ensuite comment « les fautes nombreuses et étendues dans la supervision et la régulation financières ont eu des conséquences dévastatrices sur la stabilité des marchés financiers américains. (…) Plus de trente ans de dérégulation et de confiance dans l’autorégulation par les institutions financières, dont l’ancien président de la Réserve fédérale Alan Greenspan s’était fait le champion (…) ont conduit au désastre. (…) Cette approche a ouvert des brèches dans le contrôle de domaines fondamentaux portant sur des risques de milliers de milliards de dollars, comme le système de banque noire et les marchés de produits dérivés de gré à gré ». Elle souligne ensuite le rôle de la corruption politique : « De 1999 à 2008, le secteur financier a dépensé 2,7 milliards de dollars dans ses activités de lobbying ; les individus et les comités d’action politique organisés par ce secteur ont versé plus d’un milliard de dollars aux campagnes politiques.

    « Nous concluons que les échecs dramatiques de la gouvernance des sociétés financières et de la gestion du risque de la part de nombreuses institutions financières ont été une cause majeure de la crise. (…) Trop nombreuses ont été ces institutions qui ont agi avec une totale insouciance, prenant trop de risques, avec trop peu de capital et trop de dépendance envers le financement à court terme. »

    La messe se trouve dite : c’est tout le système financier et politique américain qui est remis en cause, appelant ainsi implicitement mais vigoureusement à ce qu’un autre soit mis en place. « Comme Icare, souligne la Commission, ils n’ont jamais craint de voler de plus en plus près du soleil. » Presque toujours, ils n’ont pas su ou voulu mesurer les conséquences à long terme de leurs actes. Les plus grandes banques ont opéré avec un capital extrêmement faible : le rapport entre leurs engagements financiers et leurs fonds propres était de 40 contre 1. « Une perte de 3 % dans la valeur de leurs actifs aurait ainsi pu entraîner leur faillite. » En fait, on sait que sans les renflouements des administrations Bush et Obama, sans doute toutes les banques de Wall Street et, faut-il ajouter, de la City, seraient tombées en faillite, à l’exception (contestable) de JP Morgan Chase !

    Nous en concluons, dit la Commission, que « le gouvernement se trouvait très mal préparé pour faire face à la crise et sa réaction inconsistante n’a fait qu’ajouter à l’incertitude et à la panique sur les marchés financiers ».

    Ainsi la crise était évitable, ce qui a été fait pour l’éviter a aggravé la situation à terme, la corruption règne et a régné, les effets de levier ont été systématiquement dissimulés dans un jeu à tout va, Wall Street est le premier responsable, mais c’est la responsabilité collective de toute une nation livrée au jeu qui se trouve engagée.

    Depuis 2007-2008, les choses ont changé, en pire

    L’aspect le plus intéressant et le plus fort du rapport est de montrer que depuis le début de la crise, Wall Street a été temporairement sauvé, mais au détriment du peuple américain et dans une fuite en avant financière autodestructrice.

    Le rapport souligne que 26 millions d’Américains sont toujours au chômage, que près de 11 000 milliards de dollars de richesse immobilière s’est évanouie et que les fonds de pension et les comptes d’épargne de toute une vie se sont évaporés. Interrogé sur WNYC, Phil Angelides a ajouté : « Je crois que tout cela montre qu’il y a encore une immense colère dans ce pays, une colère et une grande confusion, sur ce qui a pu amener 4 millions de familles à perdre leur domicile et 13 millions à se trouver encore menacées ; 11 000 milliards d’épargne ont été anéantis et 26 millions d’Américains sont au chômage. Les gens veulent savoir comment cela a pu arriver et pourquoi c’est arrivé. » Le rapport montre comment Citigroup et AIG, respectivement la seconde banque et la principale société d’assurance américaines, ont été sauvées au détriment du contribuable et du citoyen, soumis à des mesures d’austérité, par ce que l’on ne peut qualifier que de magouilles douteuses et mafieuses. Plus de 40 milliards pour que Citigroup reprenne la banque Wachovia et 180 milliards pour que AIG puisse rembourser ses dettes de jeu ont été versés sans réelle contrepartie, et en faveur des autres joueurs, comme 12,9 milliards de dollars pour Goldman Sachs, 11,9 milliards pour la Société générale – en tout, plus de 100 milliards sur le tapis. Beaucoup d’autres exemples sont donnés dans le rapport, dont on peut consulter toutes les pièces sur le site internet www.fcic.gov.

    Rien ou presque n’a changé depuis, sauf en pire. En effet, les moyens de jouer les plus criminellement destructeurs restent en place. Il s’agit d’abord, comme le constate la Commission, des produits financiers dérivés échangés de gré à gré, sans le moindre contrôle. Après l’abrogation de la loi Glass-Steagall, le 12 novembre 1999, pour absoudre la fusion entre Citicorp et Travellers (soit une banque de dépôt et une banque d’affaires, investment bank) et permettre toutes sortes d’opérations du même genre par la suite, il a été décidé en 2000 de compléter la dérégulation à tout va en éliminant la réglementation, par la gouvernement fédéral ou les Etats américains, des échanges de produits financiers dérivés. On a pu alors se mettre à jouer avec des effets de levier énormes, de plusieurs fois sa mise. On a ainsi créé les fameux Credit default swaps (CDS), assurances contre la faillite ou le défaut de paiement, utilisés pour les crédits hypothécaires et vendus à la chaîne par AIG, ce qui provoqua ses énormes pertes.

    La différence est qu’aujourd’hui, les Etats ayant absorbé la dette toxique des banques, les CDS sont pris sur la dette souveraine des Etats (les bons du Trésor), avec des gains effarants pour les banques parieuses, comme on l’a vu dans le cas de Goldman Sachs vis-à-vis de la dette grecque, et au détriment des peuples écrasés par l’austérité.

    L’existence des CDS a permis d’étendre brutalement l’émission d’un autre titre dérivé, les Collateralized debt obligations (CDO). Les CDO sont un produit synthétique agglomérant de nombreuses créances de tout ordre, qui constituent des paris sur la performance de titres réellement liés à des hypothèques. Ils ont amplifié les pertes dues à l’effondrement de la bulle immobilière en permettant des paris multiples sur les mêmes titres hypothécaires et ont fortement contribué à les répandre à travers tout le système financier.

    Aujourd’hui, Glass-Steagall n’a pas été rétabli, les produits dérivés négociés de gré à gré ne sont toujours par réellement contrôlés et plus que jamais, les établissements financiers échappent au prétendues régulations qui leur sont imposées en passant dans « l’économie de l’ombre » (le shadow banking et les dark pools), où ils opèrent en sponsorisant directement ou indirectement des joueurs dépendant d’elles. Les lecteurs les plus âgés se souviennent peut-être d’un film intitulé « Macao, l’enfer du jeu ». Eh bien, nous y sommes, sauf que les Macao se sont multipliés autant que les impulsions électroniques des joueurs ! Joseph Stiglitz a comparé les réformes de l’administration Obama à un fromage de gruyère, français et non pas suisse, car elles sont pleines de trous.

    En effet, si l’on a bien créé un organe chargé de surveiller les risques systémiques, le Financial systemic oversight councel, celui-ci sera notamment composé du secrétaire au Trésor, actuellement Timothy Geithner, du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, et des autorités existantes de surveillance des marchés. C’est-à-dire exactement les mêmes individus et institutions dont la Commission Angelides dénonce la culpabilité dans l’extension de la crise. Comme si on nommait des renards pour surveiller les bonnes mœurs du poulailler ! De plus, si la loi Dodd-Frank approuvée par Obama interdit en principe aux banques de dépôt de jouer avec leurs capitaux propres et l’argent que leur fournit l’Etat à un taux d’intérêt pratiquement nul, en fait elle leur laisse la possibilité d’investir jusqu’à 3 % de leurs capitaux dans les fonds spéculatifs et autres sociétés de capital investissement, en prenant pour définition de ces capitaux, non leurs capitaux propres stricto sensu, mais ce qu’on appelle le Tier 1, définition beaucoup plus large. Ainsi, les banques pourront investir, derrière la feuille de vigne, encore plus de leurs liquidités, obtenues grâce à la complaisance de l’Etat, dans les hedge funds spéculatifs et les fonds de capital investissement, avec des effets de levier inchangés ! Les banques pourront conserver leurs départements gérant les opérations de produits dérivés (swaps) et la Commission américaine sur les échanges de dérivés sur matières premières (US Commodity futures trading Commission) a même annoncé que, dans le cadre de la « réforme » Dodd-Frank, elle n’allait mettre aucune limite aux échanges de produits financiers dérivés sur les matières premières au cours de l’année 2011. Cela au moment où les spéculations sur les denrées alimentaires provoquent des émeutes contre la cherté de la vie partout dans le monde et où le prix du cuivre explose à des niveaux jamais vus !

    La Commission Angelides met ainsi en pleine lumière la fraude de la réforme Dodd-Frank-Obama. C’est ce qu’avait fait auparavant la démocrate larouchiste Rachel Brown en dénonçant la culpabilité de Barney Frank au cours des primaires démocrates du 4e district du Massachusetts. Elle a montré que celui-ci a toujours défendu la dérégulation du système financier et a bénéficié du financement des grandes banques de Boston impliquées dans les spéculations rendues possibles par cette dérégulation.

    Utiliser le rapport Angelides pour se mobiliser en France et en Europe

    Interrogé sur CNBC, Angelides a souligné : « Ce qui est frappant, c’est combien peu les choses ont changé depuis 2008. » Puis il ajouta que « les mêmes facteurs de risque demeurent ». Enfin, lorsqu’il lui a été demandé si « cela pourrait de nouveau arriver », il a répondu : « Absolutely ! »

    Cela intéresse bien entendu directement la France et l’Europe, car la dérégulation généralisée a propagé partout, de proche en proche, les effets du vice financier. Dans ces conditions, seul un Glass-Steagall global, partant des Etats-Unis et de l’Europe, est de nature à arrêter la course folle qui conduit à la désintégration du système, entraînant avec elle la destruction de l’économie productive, de l’emploi et de la création humaine.

    Glass-Steagall n’est pas une technique dans le système pour sauver le système, mais le moyen d’en sortir. Le défi n’est pas de réguler un système qui s’est déjà condamné lui-même ! En privant le secteur financier des ressources pour spéculer, Glass-Steagall établit le principe d’une faillite ordonnée des spéculateurs, puis, en éliminant la prolifération d’effets toxiques polluants, il créera les conditions pour une reprise de l’économie mondiale en permettant de réorienter les flux financiers vers le travail et la création humaine. Il s’agit de la piste de décollage d’une plateforme de développement nouvelle, dans les domaines à la fois économique, politique, social et culturel.

    La Commission Angelides permet d’ouvrir cette porte en Europe. Or, jusqu’à aujourd’hui, les socialistes et les communistes ont bien présenté deux timides amendements visant à « étudier l’opportunité et la faisabilité d’une séparation, en France, des activités de dépôt et d’investissement des banques », mais ne se sont pas insurgés lorsque le gouvernement a balayé leurs textes d’un revers de la main. Cela montre deux choses. D’une part, l’hypocrisie absolue de Nicolas Sarkozy et de Christine Lagarde lorsqu’ils parlent de changements dans le système financier et monétaire international. Ils ne veulent tout simplement changer que les détails pour sauver les intérêts de ceux qui les ont fait princes. D’autre part, malgré les convictions d’un Michel Rocard ou d’un Pierre-Alain Muet, les socialistes se montrent d’une timidité étonnante. Rappelons à ce propos que c’est Jacques Delors, ministre de l’Economie et des Finances de François Mitterrand, qui, par la loi bancaire 84-46 du 24 janvier 1984, abrogea la loi du 2 décembre 1945 et fit ainsi disparaître la distinction fondamentale des activités bancaires sous le titre unique « d’établissements de crédit », les libérant ainsi de toute contrainte sur l’origine et l’investissement de leurs ressources. Mieux encore, Barney Frank, l’homme lige de Wall Street, est l’interlocuteur sur ces sujets de Philippe Cordery, chargé du secrétariat du Parti socialiste européen (PSE). Là, on doit dire qu’un grand nettoyage de printemps doit avoir lieu de toute urgence, car il ne suffit pas d’avoir écarté du PSE les partis de MM. Ben Ali et Moubarak, qui en étaient membres « honorables ». Il reste à faire l’essentiel pour nettoyer les écuries d’Augias.

    Conclusion

    Comme il apparaît bien que les partis établis, malgré la bonne volonté de certains de leurs membres, ne sont pas de nature à changer un ordre de choses qui nous mène à un terrible désastre, il faut que les peuples se saisissent du rapport Angelides comme d’une arme. Ils doivent le présenter à leurs élus, partout où ils le peuvent, en exigeant que les révélations de ce rapport soient utilisées pour définir une autre politique que celle d’un suicide social collectif. Les actions des départements, des entreprises et des travailleurs qui ont été lésés dans leur existence même doivent ainsi être coordonnées pour donner un sens commun à leur colère, en formant une nouvelle Résistance. C’est pour la bâtir que nous nous battons ici, en espérant que la France puisse redevenir catalyseur et inspiratrice, afin que la campagne présidentielle ne soit ni un pensum pessimiste ni un déballage de démagogies, mais un débat sur de vraies idées, dès aujourd’hui.

    Jacques Cheminade

    Les conclusions du rapport Angelides ont été traduites et sont disponibles sur le site de Solidarité et Progrès :